13 avril 2018

Mai 68 on en parle !

A l’occasion des 50 ans (déjà) du mouvement de mai 68, les JML vous invitent à participer à plusieurs activités organisées dans le cadre du « Village de la Contestation » par le Théâtre de Poche, du 12 mai au 2 juin 2018. Nous avons sélectionné, pour vous, un certains nombre d’événements au travers desquels nous vous emmènerons à la rencontre, au travers de débats et de spectacles, de l’esprit de « Mai 68 », d’acteurs de la contestation de l’époque, mais aussi de la relève actuelle qui, elle non plus, n’a pas sa langue en poche. Ces activités vous permettront de vous poser des questions mais aussi d’interpeller les différents intervenants sur les origines de ce mouvement, la manière dont il a été mené, quelles en ont été les conséquences à l’époque et peut-être encore aujourd’hui.

Théatre « CIRCUS ‘68 »

Du 12 mai au 2 juin à 20h30 .

Un cabaret burlesque et enragé sur le mythique printemps des barricades. Une mise en scène de Charlie Degotte pour deux acteurs protéiformes entourés d’un collectif de créateurs. Ils réinventent pour nous les pavés et la plage, les CRS et les manifs, les slogans d’anthologie et les lacrymos, la poésie des affiches en sérigraphie et l’accordéon des usines en grève.

Un spectacle-reportage à travers ce joli mois de mai 1968 qui fut à la fois, en France, le plus grand mouvement social de l’après-guerre, avec ses dix millions de grévistes, et le creuset de toutes les contestations de la fin du XXème siècle : féminisme, écologie, anticapitalisme, mouvement anti-guerre, critique de la famille patriarcale, éducation antiautoritaire, libération de la parole, autogestion...Deux mois pour refaire le monde. Jusqu’à ce paradoxal premier bilan : les grévistes arracheront la semaine de 40 heures et de fortes augmentations salariales (+ 35% pour le SMIG), mais De Gaulle triomphera aux élections législatives du 30 juin.

Et pendant ce temps, en Belgique...

De et avec : Claude Semal et François Sikivie | Mise en scène : Charlie Degotte Avec la complicité d’un collectif de créateurs (dont Guillaume Istace à la création sonore). Une coproduction du Théâtre de Poche et du Théâtre du Chien Ecrasé

Prix: 8€

 

 

  • à 14h Rencontres « Quel rôle et quelle protection pour les lanceurs d'alerte en Europe et en Belgique ? » En présence de Juan Branco (docteur en droit et avocat de Julian Assange), Antoine Deltour, Stéphanie Gibaud, Alexis Deswaef (Président de la Ligue des Droits de l'Homme et avocat) et une militante. Modérateurs : David Leloup (journaliste).

 

Nous proposons de les rencontrer, de comprendre les motifs qui ont poussés les lanceurs d’alerte à sortir du silence et de voir l'impact qu'une telle décision a eu sur leurs vies d'une part et, d'autre part, de se faire une opinion sur le cadre juridique et médiatique qui les entourent aujourd'hui.

 

  • à 15h la projection du documentaire « A Leak in Paradise » de David Leloup suivie d’un débat.

Prix: 5€

  • à 18h00 « Fragments hackés d’un futur qui résiste » spectacle sonore de Alain Damasio et Faune Radio

Des fichiers audio issus du futur. La censure est immédiate mais quelques copies ont été sauvegardées sur des serveurs clandestins. Contacté par des internautes anonymes, le Village de la contestation a décidé, après de multiples débats, de les diffuser en écoute intégrale. Ce témoignage exceptionnel reconstituant l’insurrection civique des habitants d’une ville privatisée, en 2034, peut, ou doit, nous faire réfléchir…                                                         

  • à 19h00 Rencontre/débat « La désobéissance civile, un débat mouvant »

Comment les militants choisissent-ils leurs modes d’action ? Qu’est-ce qui caractérise la désobéissance civile, l’action directe, l’action non-violente, le choix ou non de l’anonymat ?
Des activistes débattront de la nécessité de penser leurs actions non pas comme une fin en soi mais comme des tactiques faisant partie d’une stratégie globale. 

  • à 22h30 Concert du groupe électro-rock « ACHAB »

Gratuit

A NOS CHOIX

 A 21h00 une conférence gesticulée intitulée « A nos choix » de Thomas Prédour et Olivier Vermeulen ayant pour thème les choix que nous posons dans la vie en matière de travail, amour, consommation, engagement,…

Chaque jour, dans tous les domaines de la vie (travail, consommation, amour, engagement), nous devons poser des choix. Que disent-ils de nous ? Sont-ils libres ou pas ? Et si nous voulons cesser de perturber davantage le climat et instaurer une réelle justice sociale, quels choix serons-nous capables de poser ?Oserons-nous apporter du sens à l’effondrement de notre société ? Nous vous invitons à y réfléchir et à en rire… en chansons ! Thomas Prédour a notamment été directeur de deux centres culturels, et conseiller de deux ministres de la culture.

Aujourd’hui, il initie et accompagne des actions sociales, artistiques et culturelles variées. Olivier Vermeulen est ingénieur civil de formation. A la fin de ses études il découvre l’impact des limites énergétiques sur notre modèle économique et s’engage dans diverses associations. Aujourd’hui, il donne des formations en lien avec le climat, l’énergie et l’économie et est actif dans plusieurs luttes sociales.

Prix: 5€

Le 26 mai 2018 journée thématique « Souvenirs libertaires de Mai 68 » 

 

A 16h30 « La création de l'International pâtissière »      
Projection d’un documentaire suivi d'un question/réponse avec Noël Godin.

 

Prix: 5€

A 18h00 Rencontre-débat: « Où sont passés les vieux anar' belges ? »                                               

Où sont passés les vieux anar' belges ? Et bien, ils sont encore là, plus vivaces et foutrement rebelles que jamais ! Les vieux routards de la contestation ont toujours la plume aiguisée, l'imaginaire iconoclaste et l'irrépressible désir de communiquer joyeusement aux jeunes générations leur amour de la liberté et de l'esprit critique... Cet après-midi du 26 mai, c'est l'occasion de venir leur poser les questions qui vous taraudent depuis longtemps (« D'où vient cette idée de tarte à la crème ? Va-t-il y avoir un second Camping Cosmos ? »). Ou simplement l'occasion de converser tranquillement, de partager des trajectoires de vie complètement dingues et surtout (surtout) d'entendre leurs souvenirs de cette nostalgique période : Mai 68.

Prix: 5€

  • A 14h00 Rencontres/débats « Témoignages de caricaturistes »
    La censure d'un dessin : quelle place pour la liberté de ton ? Rencontre illustrée avec différentes plumes iconoclastes.
    Témoignages de caricaturistes autour de leur parcours respectifs et partage du commentaire de leur œuvre ; une occasion ludique de décortiquer le travail derrière une caricature et de réagir, dans un dialogue ouvert, avec l'univers de chaque artiste.

Prix: 5€

  • À 17h00 Séance de dédicaces caricaturistes                

Une rencontre que vous pourrez prolonger dans « L'antre de Charlie » où vous trouverez une centaine d'exemplaires et couvertures de l'iconoclaste hebdomadaire Charlie Hebdo.

Gratuit

  • À 17h00 Atelier dessin'acteur                                                                                     

Gratuit  (Le nombre de places est limité à 5.)     

  • À 18h00 projection du documentaire « Caricaturistes, fantassins de la démocratie » Stéphane Valloato
    Suivi d'un débat sur ce thème

Réalisé par la journaliste Stéphanie Valloatto et co-écrit par Radu Mihaileanu, ce documentaire proposé par Amnesty International raconte l’histoire de 12 fous formidables, drôles et tragiques, des quatre coins du monde, des caricaturistes, qui défendent la démocratie en s'amusant, avec, comme seule arme, un crayon, au risque de leurs vies. Ils sont : Français, Tunisienne, Russe, Américain, Burkinabé, Chinois, Algérien, Ivoirien, Vénézuélienne, Israélien et Palestinien.

Ce voyage aux propos engagés présente un véritable état des lieux de la démocratie à travers le monde.

Faire rire le lecteur en donnant une image volontairement déformée de la réalité, tel est l'un des buts de la presse satirique. Mais si le fondement de sa démarche est de mettre à nu, de façon comique, un défaut, un vice, un mensonge observé dans la société, la presse satirique n'a pas pour seul but de divertir : il s'agit in fine de dénoncer les travers observés au sein de la société, notamment chez les puissants.

Le droit à la satire fait partie de la liberté d'expression et est à ce titre (en principe) protégé dans nos sociétés dites démocratiques. Néanmoins, on constate que, d'une part, même aujourd'hui, en Europe, un dessin peut encore jeter l’opprobre sur celui qui l'exécute et, d'autre part, dans d'autres régimes, ce droit est mis à mal car il contribue à la critique du pouvoir en place. Certains observent qu'il faut mettre en balance ce droit à la satire avec d'autres droit et que la liberté d'expression doit être encadrée.

Toute critique, même sous la forme d'un dessin anecdotique, peut-elle être librement exprimée ? Peut-on, en définitive, rire de tout ? Sans prétendre répondre à cette question de façon exhaustive, nous vous invitons à une journée de rencontre autour de la censure, de la satire et de la caricature.

Prix: 5€

 

Infos pratiques

Tram : 7, 93 ou 94, arrêt Legrand

Bus : 38, arrêt Longchamps

Villo : Station n° 244, Bois de la Cambre, Avenue Winston Churchill 254 ou Station n° 71, Legrand, Avenue Louise 25

Le Théâtre bénéficie d'un très vaste parking situé à 50 mètres.